Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury Les Propos amoureux. Madame Vatinelle… (1857)

J'étais sous le joug des paroles du docteur Soulacroix, qui tintaient dans ma tête comme si j'avais porté deux petites cloches en guise de boucles d'oreilles. Et cependant je me disais : « Faut-il être jeune pour se laisser prendre à quelques mots d'un vieillard maniaque, ! » Je mis beaucoup d'adresse à réfuter l'Opinion du mari touchant le froid, l'heure avancée et les mauvaises pièces qu'on jouait alors, et madame Vatinel parut me savoir gré de ma conduite, car elle me récompensa par un doux sourire que je regardai comme plein de tendresse.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Les Propos amoureux. Madame Vatinelle… (1857)

Les hommes se plaignent perpétuellement de la coquetterie des femmes, qui sont exposées à mille flatteries par jour, et entendent toujours avec un nouveau plaisir les compliments les plus fades. Mais quel est l'homme sincère qui n'avouera pas que les mêmes compliments le chatouillent aussi agréablement qu'une femme? Tout en riant de la façon brutale avec laquelle le docteur Soulacroix m'avait annoncé l'amour de madame Vatinel, j'étais remué par cette confidence.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Les Propos amoureux. Madame Vatinelle… (1857)

J'avais souri une fois en la regardant et elle nie rendit mon sourire : telle était la seule fraîcheur qui coulait et se perdait au milieu de mes impures amours de vingt à trente ans. Les sept ou huit femmes que j'ai aimées ne m'ont laissé que des tristesses et des amertumes; il est vrai que c'étaient des femmes artistes, des femmes de théâtre, et que l'art empoisonne ses prêtres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature