Jean-Baptiste Laglaize

Résumé

Jean-Baptiste Laglaize Figurines dramatiques. J.-B. Laglaize… (1882)

LE SOUFFLEUR 5
en coulisse s'écrie passionnément : a La voilie; qu'elle est jola! » c'est cet animal de souffleur qui est coupable !
Si le LARUETTE, au lieu de dire : « Femme artificieuse ! » dit : « Femme artificielle ! » c'est encore le souffleur !
Si la MÈRE NOBLE exclame avec un douloureux accent : « Ingrat ! c'est moi, ta mère ; celle qui t'a porté » dans son lait, celle qui t'a nourri de son flanc! » C'est toujours le souffleur qui a tort.
Quand le public applaudit à faux, quand il n'applaudit pas assez, — et il n'applaudit jamais assez au gré des artistes.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Laglaize Figurines dramatiques. J.-B. Laglaize… (1882)

FLORESTAN, en souriant.
Quand on est aussi jolie qu'elle, on peut se passer
de talent!
LA COQUETTE.
Et elle abuse largement de son droit !
LA DUÈGNE, rentrant et retournant à sa place.
Je n'ai jamais rien vu de plus infect que cette pièce !
SAINT-ALBIN, pivotant.
Dites donc, maman Taupin, si vous avez ce mélo dans le nez, faut pas en dégoûter les autres !
Il repivote.
LE PÈRE NOBLE, rentrant et retournant à son fauteuil.
C'est inimaginable! Je ne me rappelle pas une broquille de mon rôle ! Je le savais si bien avant mon démena gement fini. !
Il bâille et se rendort.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Laglaize Figurines dramatiques. J.-B. Laglaize… (1882)

Follement éprise, Omphale rompt immédiatement avec le théâtre, le cénacle, avec Paris, avec le monde entier.
Elle enlève son poète et part furtivement pour l'Italie où, loin des indiscrets et des jaloux, elle va savourer son bonheur dans une solitaire mais délicieuse villa du lago di Como.
L'enfant de la Garonne ne s'était jamais trouvé à pareille fête ; mais à la longue il finit par se lasser de cet invariable pâté d'anguilles; d'autant plus qu'il n'avait jamais gobé du tout.
Pour le parnassien, tout se bornait à une satisfaction d'amour-propre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature