Eugène Deligny

Résumé

Eugène Deligny Les Cabotins, par Eugène Deligny (1874)

Folanbeau lâcherait tout, la fille et les fils; citoyen du monde, il irait, seul, devant lui, en Amérique, peut-être, toujours la lyre à la main. Si tu l'embêtes, Folanbeau vous lâchera; il saisira l'occasion de ne plus avoir d'enfants à ses talons. Tu es avertie.
Hélène n'osa pas répéter: viens avec nous,
je t'en supplie. Mais ses yeux le dirent et son père inlâme comprit cette prière muette, car il s'écria : — Tu veux m'embêter ; vous êtes lâchés.
Et il s'éloigna d'un pas incertain.
Hélène regarda le ciel. Hélas! combien d'humains font, chaque jour, de pareilles invocations ?
Source : Gallica

Eugène Deligny Les Cabotins, par Eugène Deligny (1874)

Et vous voulez le broyer! Est-ce que je broie le vôtre? non, je le respecte. Hélène, ayez pitié de moi ; épargnez mon cœur! ne vous livrez pas à cet homme.
Elle répliqua, en pleurant comme moi : — Je souffre autant que vous ; je n'aime
pas M. de Royaumont, puisque je vous aime ; je-me sacrifie, vous ne l'ignorez pas.
M. de Royaumont assure l'avenir de mes frères.
— Ah ! m'écriai-je, vous n'avez pas d'amour ! Vous pensez à votre famille? Est-ce que je pense à la mienne? Mon père et ma mère m'ont maudit ; cela ne me cause aucun
souci.
Source : Gallica

Eugène Deligny Les Cabotins, par Eugène Deligny (1874)

Chuz lui, il change complètement d'aspect et de langage ; chez lui, il a le ton et les mœurs d'un patriarche; il prouve qu'on peut se livrer à une vilaine profession, s'y vautrer même, et avoir toutes les pudeurs, toutes les vertus de la famille. J'ai eu l'honneur, très rare pour un comédien, de pénétrer dans cet intérieur pur et charmant.
Vous eussiez été émerveillé si vous aviez vu, comme moi, avec quel affectueux respect Dubourg y traite la compagne qui porte son nom. Cette honnête femme a les manières de la meilleure compagnie. Quoiqu'elle ne soit plus jeune, elle est encore agréable.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature