Résumé

Ernest Capendu Le Joug de l'aigle, roman historique… (1867)

Les danses allaient recommencer, La joie, — qui revenait sur tous les visages, prouvait que les hommes et les femmes effaçaient de leur esprit la triste impression que le récit du Bayle y avait laissée.
— Dansons ! dansons ! disait-on.
Et ce cri : dansons ! dansons, était répété à la fois, et dans le salon, et dans les galeries, et dans la cour.
— Oui ! il faut danser ! dit M. de Saint-Allos qui, depuis quelques instants paraissait être en proie à une agitation fébrile.
— Dansons ! dit Céranon.
— Dansons ! dansons ! crièrent à la fois Bayard et Yolande.
Les jeunes gens prirent place.
Source : Gallica

Ernest Capendu Le Joug de l'aigle, roman historique… (1867)

Certes, je le répète, le voyageur qu'un hasard eût conduit en cet instant dans la vallée, fut demeuré saisi d'épouvante à la vue de cet ours énorme, prêt à éventrer les pauvres chiens d'abord, et à dévorer ensuite les malheureux et paisibles moutons. Mais le Bayle n'était pas le voyageur, c'était le berger, et la vue du péril que courait son troupeau, loin de le glacer d'épouvante, sembla, au contraire, décupler ses forces. Il bondissait dans les hautes herbes comme un chamois lancé à toute vitesse. Le vent venant de l'est arrivait du berger sur l'ours.
Source : Gallica

Ernest Capendu Le Joug de l'aigle, roman historique… (1867)

Le Bayle avait tout oublié, et son troupeau, et ses chamois et le danger affreux qu'il venait de courir. Entièrement absorbé par le spectacle saisissant du duel ; il demeurait là, la tête suspendue au-dessus de l'abîme, dans la position d'un être dompté par quelque rayon fascinateur. Le combat durait toujours, le sang ruisselait, la victoire était incertaine. Les deux témoins masqués demeuraient, eux aussi, immobiles, anxieux, en proie à l'émotion la plus poignante. Le combat se continuait. Tout-à-coup un même cri venait d'expirer sur les lèvres des assistants.
Source : Gallica

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