Johann Alzog

Élements biographiques

Johann Alzog Histoire universelle de l’Église

N’était-ce pas méconnaître complètement le Christ historique comme Fils de Dieu ? Bien loin d’expliquer le miracle divin, n’était-ce pas en rendre l’explication plus difficile encore ? car en quel temps et où jamais l’âme d’un juif ou d’un payen donna-t-elle les signes d’une sagesse, d’une pureté, d’une majesté semblables, à celles qui brillèrent dans la vie du Sauveur [26] ? Combien les peintres chrétiens sont plus près de la vérité, lorsqu’ils représentent l’enfant Jésus entouré d’une auréole de gloire dans tous les moments, dans toutes les circonstances de sa vie !
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Johann Alzog Histoire universelle de l’Église

La foi engendre l’amour ; les chrétiens nouveaux sont des frères ; ils mettent tout en commun : c’est la vie des enfants de liberté régénérés dans le Saint-Esprit. Un ordre de choses nouveau naît et s’organise, le royaume de Dieu s’établit et se développe ; la vie circule et les rapports s’harmonisent entre l’Église enseignante, d’une part, et l’Église enseignée de l’autre ; entre l’apostolat, fort de sa mission divine et de la plénitude de sa puissance, et la foi des fidèles, soumis à la loi du Seigneur et réclamant le secours de sa grâce.
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Johann Alzog Histoire universelle de l’Église

Ce qui le prouve, c’est la conscience claire et profonde qu’on y trouve de l’opposition introduite, dans l’histoire et la nature, entre Dieu et l’homme, par suite de la chute de ce dernier, et la conscience non moins claire du péché. Une conséquence de ce péché, c’est que tout ce qui est fini est, comme tel, mauvais, qu’ainsi le monde est mauvais, et présente une continuelle dégradation de l’Être divin, qui, du plus haut de la pureté et de la béatitude, tombe dans les ténèbres épaisses du fini et s’abîme dans les profondeurs d’une incommensurable misère.
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