Marie-Joseph Lagrange,
Le judaïsme avant Jésus-Christ
(1931)
“ Rien aussi qui ne relevât plus sensiblement la haute dignité du Dieu qu'on ne pouvait honorer d'un culte n'importe où, comme s'il était attaché de sa personne au lieu où il faisait abonder le blé, le vin et l'huile. Il paraissait plus éloigné, mais si on ne pouvait l'approcher chaque jour, le désir croissait avec le temps d'apparaitre devant lui, au seul temple qu'il daignât honorer de sa présence. C'est ce désir qui inspirait les accents d'un psalmiste : Mon âme s'épuise en soupirant après les parvis de Iahvé; mon cœur et ma chair tressaillent vers le Dieu vivant. ”
