Résumé

Portrait de Marie-Joseph Lagrange Marie-Joseph Lagrange Évangile selon saint Luc, par le P. M.-J. Lagrange… (1921)

Aujourd'hui on ne va pas jusque dans les Indes, on dit que la religion de Jésus a réussi parce qu'elle a été présentée par Paul comme une religion de salut, à la façon des mystères. Mais qu'y a-t-il de mystérieux dans l'appel de Dieu, dans le cri de détresse du prodigue, dans l'amour repentant de la pécheresse? Et il se trouve que cet évangile de pardon est aussi le plus exigeant, on dirait presque le plus dur, et il faut le dire, le plus dur à l'égoïsme des jouisseurs. Comme Paul, Luc connaissait l'entraînement sensuel qui entraînait le monde antique à méconnaître en l'homme l'image de Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Marie-Joseph Lagrange Marie-Joseph Lagrange Évangile selon saint Luc, par le P. M.-J. Lagrange… (1921)

Le tout est de contrôler les témoignages et les vraisemblances. Nous ne songeons pas un instant à contester que le récit de Luc est empreint de surnaturel à toutes les lignes. Mais aussi est-ce l'entrée dans le monde de Jésus-Christ, sanctificateur de tant d'âmes. Ce qui est tout à fait extraordinaire et de nature à gagner la confiance, c'est que ce Sauveur luimême ne parait dans toute cette histoire que comme un enfant, dont la précocité n'apparaît que vers sa douzième année. Cette simplicité, cette sobriété donnent une leçon à ceux qui prêtent aux enfants de génie tant de traits mirifiques.
Source : Gallica

Portrait de Marie-Joseph Lagrange Marie-Joseph Lagrange Évangile selon saint Luc, par le P. M.-J. Lagrange… (1921)

Et il se trouve encore que cet évangile si tendre aux pécheurs est aussi l'inspirateur de la pureté. L'huile embaumée de la pécheresse, si salutaire pour nos plaies, pénètre moins que le parfum virginal qui a entrainé tant d'âmes à la suite de Marie. Le Fils de Dieu est tellement nôtre, si semblable à nous, si mêlé à notre chair et à notre sang, que quelques-uns auraient jugé plus digne de son cœur compatissant qu'il fût entré dans le monde comme tous les hommes. Mais, sans parler des convenances de l'Incarnation (2) , il venait pour enseigner à tout sacrifier pour le succès du règne de Dieu.
Source : Gallica

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