George Perrot

Résumé

George Perrot L’Île de Cypre

De l’Égypte et de l’Assyrie à la Grèce, l’antiquité est là tout entière, représentée par des chefs-d’œuvre de patience et de goût.
D’un si beau rêve, que reste-t-il, quand on se réveille en sursaut, quand on s’aperçoit que l’on était la dupe du sommeil et de l’imagination surexcitée ? Ce qu’il en reste, dans l’esprit d’un homme tel que M. Newton, d’un conservateur passionné pour son Musée, d’un voyageur infatigable qui part pour l’Orient comme vous partiriez pour Dieppe ou pour Trouville, c’est un vif désir de faire que le rêve devienne, dans la mesure du possible, une réalité.
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George Perrot L’Île de Cypre

Quant au palmier, qui avait dû passer la mer avec les Phéniciens, il n’est à Cypre comme en Syrie qu’un ornement ; le soleil n’y est pas assez chaud encore pour mûrir la datte ; mais ses panaches et sa tige élancée annoncent de loin aux regards les villes cypriotes et leur donnent un aspect tout oriental.
Pour les hommes du XIIIe et du XIVe siècle, Cypre, par la nature et la variété de ses produits, par tout ce qui se raconte en Occident de sa richesse et de sa beauté, est comme une Inde en raccourci, une Inde moins éloignée et plus abordable que celle de l’Océan.
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George Perrot L’Île de Cypre

Lorsqu’il en vit les montagnes décroître et s’effacer à l’horizon, il ne put, nous dit-il, se défendre d’un sentiment de regret. Quoi que lui réservât en effet la vie des capitales de l’Occident, de Paris, de Londres ou de New-York, jamais elle ne lui offrirait des émotions comparables à celles que lui avaient données ses campagnes de fouilles, au plaisir de chercher, à la joie de trouver, à l’enivrement de la découverte longtemps poursuivie parmi toute sorte d’obstacles et qui éclate soudain, avec tout son imprévu et toutes ses surprises !
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