Jean-Joseph-François Poujoulat

Jean-Joseph-François Poujoulat

Résumé

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Revue des Deux Mondes

Argos nous apparaissait au pied d’une montagne, à l’extrémité du golfe. La citadelle de Larissa, qui couronne le sommet de ce mont, brillait des derniers feux du soleil. À une lieue de distance, mes yeux avides cherchaient des débris de palais, des tombeaux, des monumens, ou au moins quelques ruines qui pussent me parler du roi des rois, pasteur des peuples. Je n’apercevais sur la montagne qu’une forteresse, et, au fond du golfe, je découvrais un vaste amas de cabanes, mêlé de maisons blanches. Nous approchions d’Argos, et déjà les ombres de la nuit nous enveloppaient.
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Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Revue des Deux Mondes

En répandant ces libations funèbres, mon père, je t’appelle ; jette un regard de pitié sur moi et sur ton cher Oreste ; fais-nous rentrer dans ton palais. Nous sommes errans, trahis par celle à qui nous devons le jour, elle a donné ton lit à Égyste, le complice de ta mort. Je suis esclave, Oreste est pauvre et fugitif, tandis que les coupables vivent dans les plaisirs et jouissent insolemment du fruit de tes travaux ; fais qu’Oreste revienne et triomphe. Écoute ma prière, ô mon père ! accorde-moi d’avoir un cœur plus chaste et des mains plus pures que ma mère. Voilà mes vœux pour tes enfans.
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Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Revue des Deux Mondes

Gaza, appelée en arabe Razzé, l’ancienne métropole des Philistins, la plus noble cité de la tribu de Siméon, célèbre autrefois par ses richesses, par de grands siéges et de grandes batailles, placée entre la Syrie et l’Égypte, et servant comme de porte à ces deux empires, conserve encore aujourd’hui une importance qu’elle doit au passage continuel des caravanes. Le passé n’a laissé à Gaza aucun monument, aucune ruine ; l’antique Gaza, effacée de la terre, a fait place à un vaste amas de maisons de pierre, entremêlé de hauts palmiers ; la cité arabe n’a point de murailles qui l’enferment.
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