Georges Perrot

Georges Perrot

Résumé

Portrait de Georges Perrot Georges Perrot Revue des Deux Mondes

Or, s’il est un enseignement qui ne puisse s’accommoder des redites banales et des récitations automatiques, de ce que l’on appelle le psittacisme, c’est bien celui de l’histoire de l’art. La plus profonde érudition, si elle est purement livresque, n’y vaudra jamais l’expérience qui aura été acquise en vivant dans le commerce et comme dans l’intimité des monumens, cette expérience toute personnelle qui donnera seule à la parole du maître l’accent où vibre l’écho de l’émotion ressentie devant un noble édifice, une fière statue ou une belle peinture.
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Portrait de Georges Perrot Georges Perrot Revue des Deux Mondes

Les ruines de Babylone sont des masses énormes et confuses, où l’on ne distingue plus ni le plan et la disposition générale de l’édifice, ni aucun détail de la décoration ; celles des villes secondaires ont à peu près le même aspect ; elles n’avaient, pendant longtemps, rien livré qui fût de nature à frapper l’œil de l’artiste, rien qui eût, pour les esprits cultivés, le même attrait et le même intérêt que le répertoire si riche et si varié des bas-reliefs assyriens. C’est ainsi que, presque toujours, l’historien est tenté de sacrifier la Chaldée à l’Assyrie.
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FOUILLES DE M. DE SARZEC
EN CHALDÉE Le Louvre est à Paris ; c’est ce que paraissent ignorer beaucoup de Parisiens. Pas un étranger, pour peu qu’il ait quelque culture d’esprit, ne mettrait le pied à Paris et n’y passerait quelques jours, ou même quelques heures, sans aller faire une visite à la Sainte Famille de Raphaël et à la Vénus de Milo et sans jeter tout au moins un coup d’œil sur l’ensemble des galeries. Il est au contraire des Parisiens qui ne savent pas le chemin du Louvre.
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