Résumé

Portrait de Léon Heuzey Léon Heuzey Un palais chaldéen, d'après les découvertes de M. de Sarzec (1888)

Grâce à ce précieux modèle, fourni par les fouilles de M. de Sarzec, l'architecture chaldéenne du temps de Goudéa n'a rien à envier à la perfection relative de la sculpture chaldéenne à la même époque. Nous avons un exemple des combinaisons ingénieuses auxquelles pouvaient rêver les puissants patési, ces prêtres géomètres, ces grands chefs de travaux, lorsque leurs statues nous les représentent si posément assis, dans une altitude contemplative, la tablette d'argile sur les genoux !
Source : Gallica

Portrait de Léon Heuzey Léon Heuzey Un palais chaldéen, d'après les découvertes de M. de Sarzec (1888)

On sait que les Chaldéens avaient une grande terreur des mauvais esprits et que
leur religion était en grande partie organisée pour les combattre. Toutes les briques du palais proclamaient ainsi le nom du dieu protecteur, et, par la puissance de ce nom béni, on était garanti contre les influences funestes, qui auraient pu s'infiltrer jusque dans les joints des murailles.
Des murs de briques, sans autres ornements que l'alternance régulière de leurs assises, voilà certes un système de construction qui n'est pas fait pour récréer les yeux !
Source : Gallica

Portrait de Léon Heuzey Léon Heuzey Un palais chaldéen, d'après les découvertes de M. de Sarzec (1888)

Nous revenons ainsi, en terminant, au point de départ de notre étude. Ces femmes, par série de six ou même de sept, tenant dans leurs mains le vase aux ondes jaillissantes, n'appartenaient en rien au monde réel. C'étaient des génies féminins des eaux, véritables Nymphes ou Naïades chaldéennes, représentant peut-être les multiples canaux qui faisaient circuler partout dans le pays l'eau sacrée des deux fleuves et
permettaient de l'amener jusque dans ce haut palais.
Source : Gallica

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