Georges Hanno

Résumé

Georges Hanno Les villes retrouvées (1881)

« Il n' y a peut-être pas dans tout le domaine de la nature un spectacle plus gai que celui présenté par la crue du Nil . Toute la nature en crie de joie . Hommes , enfants , troupes de bœufs sauvages gambadent dans les eaux rafraîchissantes , les larges vagues entraînent les bancs de poissons dont l' écaille lance des éclairs d' argent , tandis que des oiseaux de toute plume s' assemblent en nuées au-dessus ». C' est la fête de la nature .
Agenouillées , serrées autour de cette immense mamelle , les villes de l' Égypte puisent dans son sein la vie . Le Nil est le père , c' est le Dieu
Source : Gallica

Georges Hanno Les villes retrouvées (1881)

Encore aujourd'hui , c' est un proverbe italien : « Voir Naples et mourir . »
Tout y était fait pour la vie molle , insoucieuse , épicurienne . Là une civilisation à son enfance devait mettre son Eden : c' était là , d' après Homère , que les fleuves de lait coulaient dans les prairies . Là surtout une civilisation à son déclin devait porter tout l' effort de son luxe ,
se bercer mollement au doux balancement des vagues du beau golfe et s' endormir dans une longue et charmeuse rêverie , loin de la préoccupation des misères humaines et de la crainte des dieux .
Source : Gallica

Georges Hanno Les villes retrouvées (1881)

C' est un fleuve qui a fait l' Égypte . On peut dire que c' est un chemin qui a fait les grands empires de Ninive et de Babylone .
Lorsque l' histoire , à force de patientes recherches , sera parvenue à découvrir les raisons des choses , – si toutefois un tel idéal est réalisable pour les forces humaines , – alors on saura peut-être pourquoi la civilisation partit du centre de l' Asie , pourquoi elle suivit cette marche permanente et inflexible d' Orient en Occident , pourquoi , toujours plus vive aux extrémités , elle s' est insensiblement éteinte vers le point de départ .
Source : Gallica

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