Alfred Fouillée,
La morale libertaire et la morale de la vie
“ L’atomisme social, l’amorphisme social, je ne sais quoi de toujours mouvant, de malléable et de fluide, aux formes changeantes comme les nuages ; plus d’organisme où les parties se commandent et se nécessitent, des corps animés qui se conduiraient comme de purs esprits, une sorte de cité céleste où l’amour de soi remplacerait l’amour de Dieu et accomplirait sur terre les mêmes prodiges spirituels, tel est le rêve libertaire. Supprimons les lois, y compris la loi morale, l’homme deviendra pour l’homme non pas « un loup, » comme le croyait Hobbes, mais un agneau dans la nature changée en Eden. ”
