Frédéric Paulhan

Élements biographiques

Frédéric Paulhan Revue philosophique de la France et de l’étranger

Il est évident que l’illimité ne peut être pris comme antithèse du divisible, car affirmer d’une chose que nous ne pouvons lui concevoir de limites, ce n’est pas dire qu’elle ne puisse être divisée.
On ne peut pas dire de l’infini que c’est un moins fini, comme l’absolu n’est qu’un moins relatif. Ici, la nature de l’antithèse change. Le concept négatif entraîne non pas seulement la négation de quelques-unes des limites, mais la négation de la concevabilité d’une limite quelconque, l’expérience ne nous les ayant jamais montrées.
Source : Wikisource

Frédéric Paulhan La morale de l'ironie (2e édition… (1914)

J'ai éliminé tous les facteurs de la morale autres que l'instinct social, et j'en ai supposé l'action plus unie, plus éclairée, plus régulière qu'elle ne le fut jamais. Je n'aspire qu'à une vérité représentative et symbolique, et je sais d'ailleurs que nous n'en pouvons connaître d'autre. Nos perceptions mêmes sont des symboles et même la perception de notre moi. Nous n'avons nullement conscience, tant que nous ne l'avons pas analysé, de la vraie nature de notre sens du devoir, ni surtout de toute sa nature.
Source : Gallica

Frédéric Paulhan La morale de l'ironie (2e édition… (1914)

Il y a un luxe d'art, un luxe de bijoux, un luxe de sentiments même, ou d'intellectualité, c'est un luxe que de se griser de mauvais vin, c'est un luxe aussi de passer son temps en études stériles, ou d'errer dans des musées, de se complaire à des jeux d'amour ou de collectionner des diamants.
Les économistes et les moralistes sont sévères pour le luxe. Du point de vue de la société, ils ne le seront jamais trop. C'est une sorte de vol fait par l'individu, un détournement, à son unique profit, des forces et des ressources sociales.
Source : Gallica

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