Frédéric Paulhan, Revue philosophique de la France et de l’étranger
“ « À quelle condition, se demande M. Caro [30] , puis-je réellement me retrouver, me reconnaître moi-même dans mon éternité future, garder enfin cette identité personnelle que l’on veut bien me permettre, mais que l’on semble craindre de définir ? » La première condition, d’après M. Caro, c’est le souvenir, puis la survivance des affections de la vie terrestre ; mais cela ne lui suffit pas et ici, il me semble, si atténuée, si voilée, si épurée, si l’on veut, que soit la pensée, il me semble commencer à voir apparaître un germe de matérialité. ”
