Gabriel Tarde, Les Lois sociales.Esquisse d’une sociologie
“ Quoi qu’il en soit, quelle raison avons-nous de juger a priori, ne connaissant pas le monde élémentaire, que le seul monde visible, le monde spacieux et volumineux, est le théâtre de la pensée, le siège de phénomènes varies et vivants ? Comment pouvons-nous le supposer, quand nous voyons à chaque instant jaillir un être individuel, avec sa physionomie propre et rayonnante, du fond d’un ovule féconde, du fond d’une partie de cet ovule, d’une partie qui va se circonscrivant et s’évanouissant à mesure qu’on la vise mieux, jusqu’à je ne sais quel point inimaginable ? ”
