Jean-Joseph Marcel,
Histoire de l'expédition française en Egypte…
(1830)
“ C'est lui qui, toujours fidèle à son caractère, lorsqu'il se sera fait plus tard une fortune de roi, marchera à l'ennemi, chargé d'or, de diamans et de panaches, éblouissante parure qui le désignera comme un noble but à tous les coups ; c'est lui qui, tombé dans un piège infâme, conjurera les assassins de ne pas tirer au visage afin que la mort même n'altère pas la beauté de cette martiale tête. Né aux temps de la république athénienne, Murat aurait marché au combat comme on s'asseyait à un banquet, sans casque, sans bouclier, la tête couronnée de roses, et aux sons de la flûte d'Ionie. ”
