Henri Augu,
Les amours au sérail. Les voleurs de femmes
(1883)
“ Témoin, l'autre jour, Ilassan-Hadji, le riche orfèvre du bazar Nâhhassyn, qui venait d'acheter à l'oqual (marché) des Gellabs une jeune esclave servienne, belle comme une houri, légère et gracieuse comme une gazelle. — Vous l'avez vue sans son voile, sidi Othman? demanda un petit vieillard au teint fleuri, et dont F œil s'était allumé. — Hé ! n'était-elle pas à vendre? Je me trouvais à l'oqual, quand le marchand, pour faire admirer la merveille, la montrait au pieux Hassan, qui envoya encore, la lune dernière, une vingtaine de cierges à notre grande mosquée. ”
