Sphinx de Gizeh

Définition et enjeux

Legrand,  La Terre des Pharaons, tableau de l'ancienne Égypte… (1888)

“ M. Maspero, entreprend à son tour l'oeuvre de déblaiement jadis accomplie par Thoutmos. Les sphinx allaient toujours deux par deux et formaient en général de longues avenues en avant des temples. Seul, le sphinx de Gizeh est isolé dans la majestueuse grandeur que lui donne son corps de lion et sa tête humaine ceinte du bandeau royal. Il est à la fois une effigie et un symbole, mais le symbole nous est connu, tandis que nous ignorons le nom du roi dont le sphinx est l'image. ”
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero,  Guide du visiteur au Musée du Caire… (1915)

“ Le sphinx n'offrait pas, aux yeux des Égyptiens, la combinaison arbitraire d'un corps de lion et d'une tête humaine : il était, même pour les savants de l'époque gréco-romaine, la figuration d'un animal authentique, d'espèce rare il est vrai, mais qu'on rencontrait quelquefois dans le désert de Libye et en Ethiopie. La réunion chez un même être de la force du lion et de l'intelligence humaine le rendait particulièrement redoutable; aussi fit-on de lui un dieu, Harakhouiti, Harmakhouîti, Harmakhis, le soleil de jour,
auquel le Sphinx de Gizéh est consacré.
”
Source : Gallica

Gaston Cougny,  L'art antique : choix de lectures sur l'histoire de l'art… (1892-1893)

“ LE SPHINX DE GIZEH.
prodigieuse en pleine montagne était un art complet, maître de lui-même, sûr de ses effets. Combien de
force intellectuelle, et assimilé à la divinité, garde lui-même le monument qu'il a fondé.
siècles ne lui avait-il pas fallu pour arriver à ce degré de maturité et de perfection ? C'est par erreur qu'on a cru voir dans quelques morceaux appartenant à nos musées, les statues de Sapi et de sa femme au Louvre, les bas-reliefs du tombeau de Khâbiousokari à Boulaq, la rudesse et les tâtonnements d'un peuple qui s'essaye (I) .
”
Source : Gallica

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