Gaston Migeon, Le Caire : le Nil et Memphis (1906)
“ Certaines de ces collines scintillent au soleil d'un vif éclat, de tous les débris de faïence dont elles sont pleines ; et sans fouille profonde, du bout de la canne, on y peut rencontrer quelques beaux morceaux de faïence arabe à reflet d'or, un débris de plat de Damas ou de Rhodes de la belle époque. Très loin une ligne verte apparaît, c'est le Nil et les bouquets de palmiers de ses bords; plus loin encore et fermant l'horizon, une mince bande d'un rose délicat, c'est la chaîne lybique devant laquelle se dresse avec une rigueur géométrique l'impérieux profil des grandes Pyramides. ”
