Gaston Migeon

Résumé

Gaston Migeon Le Caire : le Nil et Memphis (1906)

Certaines de ces collines scintillent au soleil d'un vif éclat, de tous les débris de faïence dont elles sont pleines ; et sans fouille profonde, du bout de la canne, on y peut rencontrer quelques beaux morceaux de faïence arabe à reflet d'or, un débris de plat de Damas ou de Rhodes de la belle époque. Très loin une ligne verte apparaît, c'est le Nil et les bouquets de palmiers de ses bords; plus loin encore et fermant l'horizon, une mince bande d'un rose délicat, c'est la chaîne lybique devant laquelle se dresse avec une rigueur géométrique l'impérieux profil des grandes Pyramides.
Source : Gallica

Gaston Migeon Le Caire : le Nil et Memphis (1906)

Les âmes romantiques aiment aussi à y venir rêver par les belles nuits claires où la lune répand sur toutes choses sa lumière morte ; dans le grand silence que traversent les aboiements lointains des chiens de la ville, et les glapissements des chacals dans la plaine, les tombeaux y grandissent farouches et fantastiques: Le plus célèbre et l'un des monuments les plus parfaits qui soient, est le tombeau du sultan Kait-Baï (1472) . C'est une des œuvres tout à
Sanctuaire de la mosquée funéraire du sultan Kait-Baï.
Source : Gallica

Gaston Migeon Le Caire : le Nil et Memphis (1906)

Quartier Nahazin au Caire.
Long de 390 mètres, le grand pont de fer de Oasr en Nil s'ouvre chaque jour vers une heure aux bateaux dont les vergues sont trop hautes pour passer sous son tablier. La vue du fleuve en est tout à fait admirable; surtout en amont, où décrivant une courbe grandiose, il roule d'une force calme et lente, l'eau limoneuse descendue des hauts plateaux éthiopiens.
Le pont franchi, c'est l'île de Boulaq avec ses magnifiques allées
d'acacias qui sont la promenade favorite de la société élégante du Caire.
Source : Gallica

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