Gaston Migeon

Résumé

Gaston Migeon Les arts musulmans (1926)

En Égypte, l'art copte, c'est-à-dire chrétien-égyptien, avec ses innombrables couvents de moines, ses églises et ses cimetières, ne manqua pas d'influencer l'art musulman en maint détail, surtout de décoration ornementale. On sait d'ailleurs combien les Arabes utilisèrent les services des architectes et des ouvriers coptes.
Et toutes ces influences combinées, faciles à constater sur les monuments de l'architecture, se retrouvent également dans les produits des arts industriels, tissus, bois, bronzes, céramiques, qui eurent dans toutes les contrées islamisées une si prodigieuse floraison.
Source : Gallica

Gaston Migeon Les arts musulmans (1926)

INFLUENCES SUBIES PAR L'ARCHITECTURE MUSULMANE A SES DÉBUTS.
Le peuple arabe n'avait aucun art personnel et original, il était dépourvu de tout sens architectural. Il ne put, au début, qu'utiliser au profit de son culte récent les édifices qu'il rencontrait dans les nouveaux pays qu'il conquérait ; quant à ceux qu'il allait construire, il ne put que se servir de la main-d'œuvre que lui procuraient les régions soumises. Ce furent tous les éléments empruntés à tant d'arts divers qui avaient fleuri sur les terres conquises à l'Islam, qui contribuèrent à la naissance d'un style nouveau.
Source : Gallica

Gaston Migeon Les arts musulmans (1926)

Les Sassanides, qui avaient régné sur la Mésopotamie et la Perse pendant quatre siècles (226-641) , y avaient laissé de nombreux monuments que les Arabes avaient devant les yeux quand ils furent vainqueurs. Leurs façons de construire, héritées des Assyriens et des Chaldéens, l'emploi de la brique comme élément essentiel dans des édifices énormes, le principe de la voûte, peut-être dû aux Parthes ou aux Romains, furent autant de facteurs très puissants sur la formation de l'art musulman.
Source : Gallica

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