Ernest Deseille

Résumé

Ernest Deseille Auguste Mariette : notice (1882)

Il fallait l'éblouir, lui fournir surtout des temples entiers, des statues, des sarcophages, de l'orfèvrerie, quelque chose de beau à montrer à ses pachas et à ses invités de haut parage, sous peine de passer pour un « maladroit » ; en un mot, travailler selon les goûts du maître. Qu'on se représente bien cette position pénible que Mariette dut subir. Ah ! si je pouvais la remuer à ma guise ! disait-il parfois en frappant du pied sa terre d'Egypte : je la sens qui me cache tant de choses !
personne ne peut savoir quelles révélations nous garde encore ce sable ! »
Source : Gallica

Ernest Deseille Auguste Mariette : notice (1882)

D'où vient le regret caché des années de luttes, des combats de chaque jour contre les hommes et les choses ? C'est que la quiétude actuelle est acquise au prix de ce que Mariette n'a jamais pu souffrir, au prix d'une quasi-servitude, celle du courtisan obligé, à toute heure, d'être là, près du vice-roi, pour déjouer les intrigues ourdies contre lui par les confrères, les ennemis, pour guetter l'heure de générosité, un caprice du prince, afin d'en obtenir les subsides qui auraient manqué s'il n'avait été là, toujours là sur la brèche.
Source : Gallica

Ernest Deseille Auguste Mariette : notice (1882)

D'un autre côté, l'amour de la science le poussait à produire le fruit de ses recherches; il voulait gagner des adeptes à sa foi, prouver que l'égyptologie n'était pas une chimère, qu'elle reposait sur ce qui trompe le moins, sur des monuments dont les inscriptions disaient la date et l'histoire.
Rien ne fut négligé alors. Toutes les merveilles du musée de Boulaq prirent la route de Paris. La science y gagna un bon ouvrage : la Description du parc égyptien, qui est plus qu'un catalogue, et qui restera comme un cours d'égyptologie à la portée de tous.
Source : Gallica

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