Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ À cette voix, que couvrent bientôt d’autres clameurs, Rufin, comme réveillé en sursaut, reste stupide; il ne peut songer à s’échapper, car partout brille à ses yeux une forêt de pointes menaçantes. Il se rapprochait de l’empereur, pour se mettre à l’abri sous l’inviolabilité de la pourpre, quand un soldat s’élance hors des rangs, et, lui plongeant son épée dans le côté : « Tiens, lui dit-il; reçois ce coup, c’est Stilicon qui te le donne! » Arcadius, éperdu, souillé du sang de son ministre, cherche à s’enfuir; les soldats protègent sa retraite. Alors l’œuvre de vengeance s’achève. ”
