Résumé

Félix Andry Une visite médicale au musée des antiques (1850)

La vie, quoi qu'en aient dit ceux qui croient à la dégénérescence de notre espèce, était, dès les temps historiques les plus reculés, tout autant qu'elle l'est aujourd'hui, un bien mêlé de maux ; et parmi ceux-ci, les infirmités, les maladies, ont toujours tenu le premier rang. Triste et précoce apanage de notre faiblesse, la douleur est souvent pour l'homme bien voisine de la naissance, devons-nous donc nous étonner que le Dieu qui guérit soit uni par des liens si intimes à la déesse qui fait naître, qu'Apollon soit le frère jumeau de Diane?
Source : Gallica

Félix Andry Une visite médicale au musée des antiques (1850)

Ce n'est pourtant que sous les Antonins, vers le milieu du deuxième siècle, que le culte de Sérapis est publiquement reconnu à Rome. Il ne comptait pas alors moins de quarante-deux temples en Égypte, et ceux des provinces romaines étaient innombrables, au dire d'OElius Aristides, prêtre d'Esculape, qui, dans un magnifique éloge de Sérapis, soutenait que, tout-puissant sur l'homme, ce dieu réunissait en lui seul tous les caractères et toutes les fonctions des dieux suprêmes.
Source : Gallica

Félix Andry Une visite médicale au musée des antiques (1850)

Après les fictions purement symboliques que nous venons de passer en revue, parlerons-nous des divinités, non plus seulement représentatives, mais protectrices de notre vie? Cellès-ci seraient bien autrement nombreuses ; car indépendamment de ce génie tutélaire qui veillait sur notre naissance et sur nos âges successifs et à qui les Romains offraient, au jour anniversaire de leur naissance, du vin, des fleurs et de l'encens, on peut dire que, depuis notre conception jusqu'à notre mort, chacune des particularités de notre existence avait son génie tout spécial.
Source : Gallica

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