Résumé

Alexis Eymery Les veillées au village, ou Souvenirs d'un vieux soldat (1851)

Ce n'est qu'après être arrivé à la ville, quand on vient de la mer, que, devenu plus calme, on peut considérer avec attention ces rues étroites et sans pavés ces maisons basses et dont les jours rares sont marqués par des treillages; ce peuple maigre et noirâtre qui marche nu-pieds, et n'a pour tout vêtement qu'une chemise bleue, ceinte d'un cuir ou d'un mouchoir rouge. Déjà l'air général de misère qu'on remarque sur tous les hommes, et le mystère qui enveloppe les maisons, font soupçonner le règne de la violence, et la défiance de l'esclavage.
Source : Gallica

Alexis Eymery Les veillées au village, ou Souvenirs d'un vieux soldat (1851)

Le chameau est muni d'une forte mâchoire, pour broyer les plus durs aliments: mais, de peur qu'il n'en consommât trop, il a rétréci son estomac ; enfin, son pied large, formé d'une masse de chair, n'est propre qu'au sol sec et sablonneux de l'Arabie. Le chameau, perdant sa liberté pour arriver à l'état domestique, est devenu le moyen d'habitation de la terre la plus ingrate. Lui seul subvient à tous les besoins de ses maîtres : son lait nourrit la famille arabe, sous les diverses forme de caillé, de fromage et de beurre; souvent même on mange sa chair.
Source : Gallica

Alexis Eymery Les veillées au village, ou Souvenirs d'un vieux soldat (1851)

On a vu des tribus ennemies, se livrant bataille, s'arrêter tout-à-coup au milieu du combat, comme du temps de la chevalerie, pour laisser le champ libre à deux adversaires qui se défiaient à outrance.
Deux Bédouins sortis chacun des rangs opposés se présentent bravement. On leur fait place; ils sont en un moment en présence l'un de l'autre, et un combat général est à l'instant suspendu pour un combat particulier dont le résultat doit être la gloire de l'un et la honte de l'autre.
Source : Gallica

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