Alexis Eymery, Les veillées au village, ou Souvenirs d'un vieux soldat (1851)
“ Ce n'est qu'après être arrivé à la ville, quand on vient de la mer, que, devenu plus calme, on peut considérer avec attention ces rues étroites et sans pavés ces maisons basses et dont les jours rares sont marqués par des treillages; ce peuple maigre et noirâtre qui marche nu-pieds, et n'a pour tout vêtement qu'une chemise bleue, ceinte d'un cuir ou d'un mouchoir rouge. Déjà l'air général de misère qu'on remarque sur tous les hommes, et le mystère qui enveloppe les maisons, font soupçonner le règne de la violence, et la défiance de l'esclavage. ”
