Louis du Sommerard

Résumé

Louis du Sommerard Revue des Deux Mondes

Entre les dieux de l’hellénisme aux contours si arrêtés et si élégans, entre ces dieux, qui semblent le type d’une humanité supérieure revêtue d’une forme parfaite, et les êtres sans limite, sans forme et sans sexe qui se meuvent comme des nébuleuses dans les trois mondes de Julien, il n’y a pas de commune mesure ; ce syncrétisme fond peu à peu tous les dieux en rendant leurs formes plus effacées, plus fluides, plus aptes à rentrer les unes dans les autres, jusqu’à ce que finalement elles aillent s’absorber dans la divinité solaire.
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Louis du Sommerard Revue des Deux Mondes

Alexandre et Marc-Aurèle sont les héros qu’il se propose dans ces deux traités ; l’un lui représente le type du courage, l’autre celui de la vertu parfaite ; l’un et l’autre sont surtout pour lui deux formes de l’absolu, et lorsque Julien n’a à répondre de lui-même qu’à lui-même, c’est toujours à l’absolu qu’il va ; la réalité vivante lui échappe, sa pensée court aux essences, et, sans souci d’améliorer le concret, il ne se préoccupe que d’une réalisation supérieure, hors du contingent, hors du possible, presque hors de la vie.
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Louis du Sommerard Revue des Deux Mondes

Comme tous les êtres d’ardente passion, il n’avait plus de finesse et de tact que ce qu’il en fallait pour son but. A force d’imagination et de désirs, il prêtait aux êtres et aux choses ce qui leur manquait ; l’hellénisme, religion sans intensité, faite pour les yeux et pour les sens, était devenue pour lui, — mais pour lui seul, — une religion de l’intelligence et de l’âme.
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