Paul Lafargue

Élements biographiques

Portrait de Paul Lafargue Paul Lafargue Le Droit à la paresse

Si, déracinant de son cœur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible, non pour réclamer les Droits de l’homme, qui ne sont que les droits de l’exploitation capitaliste, non pour réclamer le Droit au travail, qui n’est que le droit à la misère, mais pour forger une loi d’airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la terre, la vieille terre, frémissant d’allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers... Mais, comment demander à un prolétariat corrompu par la morale capitaliste une résolution virile...
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Portrait de Paul Lafargue Paul Lafargue Pamphlets socialistes

Dans la société capitaliste, il n’est pas de travail plus honorable que celui de la courtisane. Tenez, regardez le travail de l’ouvrière et contemplez ensuite celui de la courtisane. A la fin de sa longue et monotone journée, l’ouvrière méprisée, pâlie et courbatue, ne tient dans sa main amaigrie que le modique salaire qui l’empêche de mourir de faim. La courtisane, joyeuse comme un jeune dieu, se lève de son lit ou de son canapé et, secouant sa chevelure par­fumée, elle compte négligemment des louis d’or et des billets de banque. Son travail ne laisse sur son corps ni fatigue, ni souillure
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Portrait de Paul Lafargue Paul Lafargue La Légende de Victor Hugo

Victor Cousin, le romantique de la philosophie, et Victor Hugo, le philosophe du romantisme, servirent à la bourgeoisie l’espèce de philosophie et de littérature qu’elle demandait. Les Diderot, les Voltaire, les Rousseau, les D’Alembert et les Condillac du XVIIIe siècle l’avaient trop fait penser pour qu’elle ne désirât se reposer et goûter sans cassements de tête une douce philosophie et une sentimentale poésie, qui ne devaient plus mettre en jeu l’intelligence, mais amuser le lecteur, le transporter dans les nuages et le pays des rêves, et charmer ses yeux par la beauté et la hardiesse des images, et ses oreilles par la pompe et l’harmonie des périodes.
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