Paul Lafargue,
Pamphlets socialistes
“ Dans la société capitaliste, il n’est pas de travail plus honorable que celui de la courtisane. Tenez, regardez le travail de l’ouvrière et contemplez ensuite celui de la courtisane. A la fin de sa longue et monotone journée, l’ouvrière méprisée, pâlie et courbatue, ne tient dans sa main amaigrie que le modique salaire qui l’empêche de mourir de faim. La courtisane, joyeuse comme un jeune dieu, se lève de son lit ou de son canapé et, secouant sa chevelure parfumée, elle compte négligemment des louis d’or et des billets de banque. Son travail ne laisse sur son corps ni fatigue, ni souillure ”
