Varlaam Nikolaevitch Tcherkezov

Résumé

Varlaam Nikolaevitch Tcherkezov Pages d’histoire socialiste, I

J’avoue nettement que je suis utopiste, j’ai même peur de ne pas l’être assez, car on pourrait me soupçonner d’être un homme sans principes, comme Engels et ses disciples, et d’être comme eux capable de dénaturer la terminologie scientifique, la conception du socialisme, et enfin, au lieu de prêcher l’affranchissement, l’émancipation et la solidarité, de me déshonorer au point de prêcher « l’organisation de l’armée du travail spécialement pour l’agriculture », la discipline, la subordination, en un mot, la social-démocratie...
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Varlaam Nikolaevitch Tcherkezov Pages d’histoire socialiste, I

Le salariat est la base du capitalisme ; en l’admettant pour votre État, vous confirmez, messieurs, ce que les gens de bien disaient depuis longtemps à votre adresse : Vous avez dénaturé l’idée fondamentale du socialisme ; vous avez substitué à l’émancipation la discipline et la subordination, à la solidarité l’ordre et l’obligation de la caserne, à l’égalité économique le privilège, et en cela vous avez trahi la cause du peuple, les revendications de l’humanité souffrante.
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Varlaam Nikolaevitch Tcherkezov Pages d’histoire socialiste, I

Avec cette énorme somme, on peut créer en France par an 11.712 millionnaires, 23.424 fortunes de 500.000 francs ; ou plutôt, cette somme se répartit dans la bourgeoisie tout entière : elle nous gouverne, fait les lois à son profit, prospère et se multiplie.
D’ordinaire on déclame beaucoup contre l’exploitation accomplie par les plus petits entrepreneurs privés et en même temps on chante la gloire et les bienfaits de l’État, ce Moloch des temps modernes ; on lui sacrifie l’individu, le bien-être, la liberté et l’honneur de tous.
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