Résumé

Joseph Delaroa Vue générale sur le socialisme… (1849)

Le capitaliste reste libre dans ses stipulations, comme le travailleur dans ses prétentions.
Si les faiseurs d'associations veulent sortir d'embarras et dégager un quotient, il faut qu'ils fassent intervenir le produit.
Et l'ouvrier, au milieu des dispositions mutuelles de défiance qui régnent encore, a son intérêt à préférer le salaire, tout restreint qu'il semble, à ce qu'on nomme l'association qui n'aboutirait qu'a le placer plus durement sous la coupe du capitaliste.
En définitive, le salaire n'est que l'escompte d'une association de lait entre le capital et le travail.
Source : Gallica

Joseph Delaroa Vue générale sur le socialisme… (1849)

Dans les ouvrages de Fourier, Saint-Simon;, Cabet, Proudhon, Pierre Leroux, etc., le socialisme est un poème obscur, un idéal vague, un paradoxe de quelques eunuques historiques.
Le socialisme repousse ou défigure l'idée de Dieu, parce qu'elle est une immense autorité dans l'humanité, et qu'elle y perpétue le sentiment de l'ordre, du respect, de l'obéissance et du devoir.
Il change les conditions de vie morale de l'homme, pour le réduire au rôle de machine ou de brute, puis manier la machine à souhait.
Source : Gallica

Joseph Delaroa Vue générale sur le socialisme… (1849)

LES SOCIALISTES ET LA NATURE HUMAINE.
Pour arriver à changer le milieu social, ce n'est pas tout de reléguer Dieu dans le néant et dans l'immobilité, et de modifier profondément la famille. Il faut changer la nature humaine, et l'organiser d'une autre façon,
Les bonnes gens, qui ne voient les choses qu'avec la grosse lunette du bon sens, pensent que, pour organiser l'objet le plus infime, un oeil un doigt, une mouche, il faut l'avoir créé ou être capable de le créer.
Les socialistes qui ont de l'esprit, sont d'une opinion contraire.
Source : Gallica

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