Jacques le Fataliste

Définition et enjeux

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Jacques le Fataliste et son maître (1796)

Ce qui a réellement le plus nui à la réputation de Jacques le Fataliste, c’est la forme dans laquelle il est écrit. Ce reproche capital doit être renvoyé à Sterne. Sterne est un mauvais modèle, le plus mauvais des modèles. Son allure brisée, sautillante, est tellement fatigante pour le lecteur, qu’il ne la supporte que le temps de lire le Voyage sentimental et que Tristram Shandy est déjà deux fois trop long.
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Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Jacques le Fataliste et son maître (1796)

Monselet, dit de Jacques le Fataliste : « Chef-d’œuvre à la diable, écrit sous l’influence directe de Sterne, et où l’on retrouve avec stupéfaction des pages entières copiées de Tristram Shandy. » Qui ne croirait, après cela, qu’il s’agit de quelque chose de pis qu’une imitation, et qu’on a affaire à un plagiat ? Il en est tout autrement.
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Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Jacques le Fataliste et son maître (1796)

Je respecte beaucoup les grands noms, mais je tâche de n’en être pas la dupe. Qu’importe que ce soit Diderot ou un écolier qui ait fait ce livre [4] ? Il s’agit de savoir si l’ouvrage est digne d’un maitre ou d’un écolier. Lecteur, je vous ai rendu compte de la Religieuse, et je désire que vous ayez été aussi content de mon extrait que je l’étais du roman. Je vous parlerai aujourd’hui de Jacques le Fataliste avec autant de franchise, mais avec bien moins de plaisir.
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