Trompe d'éléphant

Définition et enjeux

Portrait de Walter Scott Walter Scott Les Chroniques de la Canongate

Entortillant sa longue trompe autour du cou du malheureux Européen, l’éléphant terrassa en un clin d’œil le misérable Richard devant lui, et, appuyant ses larges pieds difformes sur sa poitrine, il mit fin en même temps à sa vie et à ses crimes. Le cri que poussa la victime fut comme contrefait par le rugissement de l’animal, et un son assez semblable à un rire convulsif accompagné d’un cri perçant, partit de dessous le voile de la bégum. L’éléphant releva sa trompe en l’air, et répéta un de ses horribles bâillements.
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Alexis Pierron Histoire de la littérature grecque (1850)

De tous les animaux terrestres, il n’en est aucun dont la taille égale celle de l’éléphant. On le prendrait, en le voyant, pour le vaste sommet d’une montagne, ou pour un nuage épais qui recèle dans ses flancs la tempête redoutée des mortels, et qui s’avance en menaçant les campagnes. L’énorme tête du quadrupède est coiffée de deux oreilles creuses et découpées ; entre ses yeux sort un nez long, mince et flexible : on l’appelle trompe ; c’est la main de l’éléphant : avec elle il exécute aisément tous ses desseins.
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Marshalls Le Petit Jack, illustrations par L. Froelich… (1895)

La malheureuse créature, à l'aspect si humble, si doux, si satisfait, passe sa vie à être affamée. Bien certainement, cette peau serait moins ridée, mieux tendue, s'il y avait assez de chair sur les os pour la soutenir. Le plus merveilleux, en même temps que le plus surprenant des attributs de l'éléphant, c'est ce nez démesuré, élastique et articulé, cette trompe qui ressemble si fort à un serpent. L'idée qu'elle est utile de tant de différentes manières à son possesseur ne suffit pas à la faire trouver gracieuse.
Source : Gallica

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