Sophie de Ségur

Sophie de Ségur

Résumé

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Le mauvais génie (4e éd.) (1879)

JULIEN.
Oui, m'sieu, elles y sont; j'en ai compté quarante-sept. C'est Frédéric qui les a rentrées pendant que j'étais au moulin pour avoir du son.
BONARD.
Je n'aime pas cet échange de travail ; c'était à toi de rentrer tes dindes, et Frédéric devait aller lui-même au moulin. Je te répète qu'à l'avenir je veux que chacun fasse son ouvrage ; tous ces mélanges et complaisances n'amènent rien de bon ; il en résulte que les uns n'en font pas assez et que les autres en font trop.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Le mauvais génie (4e éd.) (1879)

Frédéric trouve en elle les qualités nécessaires au bonheur intérieur. Mme Bonard désire vivement l'avoir pour belle-fille. M. Georgey dit sans cesse des paroles qu'il croit fines et qui désignent clairement que ce mariage lui serait fort agréable. Frédéric sourit, Pauline rougit et ne paraît pas mécontente ; tout le monde s'attend à voir une noce avant deux mois.
Frédéric a vingt-quatre ans ; il aura du bien, il est beau garçon, religieux, laborieux. Depuis la mort de son mauvais génie, comme il appelait Alcide, il n'a jamais failli.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Le mauvais génie (4e éd.) (1879)

Alcide accourut près de Julien, et à son tour reconnut l'Anglais qu'il salua.
ALCIDE Que me veux-tu, Julien? Tu ne m'appelles pas souvent, et pourtant je ne demande pas mieux que de t'obliger.
JULIEN.
Tu sais bien, Alcide, que mon maître nous défend, à Frédéric et à moi, de causer avec toi. Si jet t'ai appelé aujourd'hui, c'est pour m'aider à ramener à la ferme mes dindes qui s'écartent ; elles sentent que ce n'est pas encore leur heure.
Source : Gallica

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