François-Vincent Raspail,
Réforme pénitentiaire. Lettres sur les prisons de Paris…
(1839)
“ Or, sur quoi l'interroge-t-on ? sur l'existence d'un fait ; le fait qui constitue un délit a-t-il été commis par l'accusé ou non? qu'il prononce; on lui a soumis les dépositions à charge et à décharge, les pièces du procès, les instrumens du crime, les traces qu'il a laissés, le jeu de la physionomie de l'accusé, pendant tout le temps que l'accusation et la défense en ont tenu la conscience à la torture; le jury a eu à sa disposition, durant les débats, le secours de ses yeux et de ses oreilles ; le fait qu'on lui soumet, tout le monde pourrait également en être juge ”
