Résumé

Ctesse d' Apchier Souvenirs inédits de la comtesse d'Apchier… (1912)

Dans l'austère retraite où je me suis enfermée depuis la Révolution, j'ai vécu vierge de curiosité, avec le seul désir de servir Dieu selon mes forces...
Mon mari, mort tout jeune au service du roi pendant l'émigration, n'a tracé dans ma vie qu'un sillon léger, que recouvre aujourd'hui la poussière des étés... Mais si j'ai ignoré la passion, si l'amour m'a à peine effleurée, j'ai gardé
le culte de ce qui est beau, de ce qui est grand, et le baron de Richemont, s'il est vraiment le Dauphin, et le héros qu'on dit, saura ce que peut pour son roi le dévouement d'une femme.
Source : Gallica

Ctesse d' Apchier Souvenirs inédits de la comtesse d'Apchier… (1912)

Un phare domine toujours le calme de notre solitude : Paris !...
Le corps du Roi est à Vauxrenard, son esprit est loin. Paris l'attire, le fascine, l'absorbe. Ce qu'on y fait, ce qu'on y dit, ce qu'on y pense, voilà l'éternel rouleau qui tourne dans son cerveau. Les lettres de son avocat, de MM. de Suvigny et de Guérivière, ainsi que celles, plus dangereuses, du mystérieux Berger, voilà les fils qui relient sa pensée au grand moteur de la vie des Princes : l'opinion.
Le moindre mouvement de cette déesse capricieuse l'impressionne et l'agite.
Source : Gallica

Ctesse d' Apchier Souvenirs inédits de la comtesse d'Apchier… (1912)

Monseigneur fuit Paris et se rend en Alsace, chez son ami, le comte de Bussière.
Il y passera environ deux semaines, et reviendra ici se reposer.
Ce n'est pas moi qui le réclame ; c'est lui qui demande à venir.
Malgré tout, il aime Vauxrenard. C'est pour lui le home, la maison sûre où il abrite à la fois son corps et son cœur quand la tempête sévit.
Je vais à Lyon ces jours-ci, et de là à la Salette. Comme le roi, j'éprouve le besoin d'appuyer ma détresse sur l'invincible
force d'en haut, tant est grand mon écœurement et mon dégoût de la vie.
Source : Gallica

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