Résumé

Modeste Gruau de La Barre En politique point de justice, ou réplique judiciaire dans la cause des héritiers du Duc de Normandie contre Mme la Duchesse d'Angoulême… (1851)

Dans votre mauvaise humeur, Monsieur le Substitut, de ne pouvoir contester ce fait, vous nous reprochez de nous en prévaloir; parce que Morin de Guérivière était le soutien du faux Dauphin Richemont ; et vous nous dites avec simplicité : «Naundorff devrait laisser à Richemont ses témoins.» C'est une sotte plaisanterie, incompatible avec le caractère sérieux d'un magistrat qui se respecte, et que je relèverai bientôt convenablement. Quant au fait en lui-même, comme vérité historique il appartient à tout le monde, quoique sorti d'une bouche menteuse sous mille autres rapports.
Source : Gallica

Modeste Gruau de La Barre En politique point de justice, ou réplique judiciaire dans la cause des héritiers du Duc de Normandie contre Mme la Duchesse d'Angoulême… (1851)

Vous vous êtes flatté sans doute de faire admirer la profondeur de votre discernement, en reprochant à la victime dépouillée de son héritage royal, pourchassée comme une bête fauve, le crime de ceux qui ont édifié un trône au Comte de Provence par l'usurpation, en jetant de côté Louis XVII! Imputer à ce Roi indigent, comme une abjection, ce qui fait sa plus belle gloire, le mérite qu'il eut de suffire par lui-même à tous ses besoins ; c'est substituer la petitesse d'esprit et la sottise de l'orgueil au sentiment de la vraie grandeur, c'est se montrer incapable de la comprendre.
Source : Gallica

Modeste Gruau de La Barre En politique point de justice, ou réplique judiciaire dans la cause des héritiers du Duc de Normandie contre Mme la Duchesse d'Angoulême… (1851)

Mais vous, magistrat, dont les idées de justice devraient être sans partialité, sans acception de personne, vous ne nous avez pas dit, en faisant une menteuse liste civile au véritable Duc de Normandie, qu'il en a été réalisé une abondante pour le faux Dauphin de tous les gouvernemens, pour Richemont que le'préfet de police Gisquet qualifie :
«Un adroit coquin, un hypocrite fieffé, jouant avec habileté «le rôle qu'il s'attribue, pour jeter la division dans le pays, «s'enrichir de la libéralité de ses dupes, et gagner les fonds «secrets de la puissance quelconque dont il est l'instrument.»
Source : Gallica

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