Résumé

Auguste Solard Le dernier Fils de France, ou Le duc de Normandie… (1838)

« Oui je suis le Fils du malheureux Louis XVI et de Marie-Antoinette plus malheureuse encore, qui ont péri sous la hache révolutionnaire...... mais je donnerais volontiers dix années
de mon existence pour être né le fils d'un pauvre artisan ; je n'aurais pas été en proie à des persécutions odieuses, à des souffrances aussi amères. »
Ce discours était empreint d'une profonde mélancolie et portait tous les caractères de la vérité, et j'acquis la conviction intime qu'il était sincère : car on peut bien feindre la joie, mais jamais la douleur.
Source : Gallica

Auguste Solard Le dernier Fils de France, ou Le duc de Normandie… (1838)

Là, je ne serai pas jugé sur les odieuses calomnies lancées par de misérables agens soudoyés, mais bien sur la logique et la puissance des faits.
Oui, peuple français, c'est à l'impartiale justice de tes juges que j'en appelle ; c'est à toi, par leur organe, de juger si je suis un mensonge ou une vérité. Je vais donc tracer ici la véritable histoire et les preuves irrécusables d'identité du plus infortuné Fils de France. C'est moi-même qui écris : je n'ai d'autre guide que la droiture des sentimens de mon coeur : voilà toute mon éloquence
Source : Gallica

Auguste Solard Le dernier Fils de France, ou Le duc de Normandie… (1838)

En vain l'on voudrait présenter sous un jour naturel la conduite ténébreuse des hommes du pouvoir dans cette circonstance, le raisonneur le plus subtil n'y réussira jamais ; l'évidence parle trop haut, une conviction obstinée domine tous les esprits; c'est que tant de mystère n'a été commandé que pour protéger la fraude, et le bon sens le plus simple dit à chacun que si le gouvernement n'avait pas trompé la France sur l'identité du prisonnier du Temples, à l'heure de son décès pour rendre le doute à jamais impossible, il aurait fait recueillir par la soeur le dernier soupir du frère.
Source : Gallica

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