Robert Caze

Résumé

Robert Caze,  Poèmes rustiques (1880)

“ Elle a, dans ses yeux noirs, l'éclat des lueurs douces Que le soleil couchant prend dans les soirs d'été. Au-dessus de sa lèvre un trait fin, velouté Court; et, dans le salon, l'odeur de sa personne Se marie au parfum d'une fleur qui frissonne Isolée au milieu d'un vase aux reflets verts. Au dehors, on entend parfois un bout de vers, Hémistiche jeté par son chant dans l'espace, Et qui, très-brusquement, disparaît et s'efface. Les sons grisent l'enfant et le bercent. Elle a, Dans le coeur, des désirs inouïs d'au-delà, Qui viennent frémissants de la musique frêle. ”
Source : Gallica

Robert Caze,  Poèmes rustiques (1880)

“ Avec un bruit sec et strident, La faux abat les graminées.
Les vieux clochers chantent au loin. Il est midi. Qu'on se repose ! Une odeur fraîche sort du foin. Les vieux clochers chantent au loin. Chaque faucheur boit, mange ou cause, Assis à l'ombre dans un coin. Les vieux clochers chantent au loin, Il est midi. Qu'on se repose !
Qu'on passe à tous le vin vermeil, Qui dort dans un pot de grès jaune; C'est un compagnon sans pareil. Qu'on passe à tous le vin vermeil. Buvez, il vous fera l'aumône De la fraîcheur et du sommeil.
”
Source : Gallica

Robert Caze,  Poèmes rustiques (1880)

“ Au-delà, loin, bien loin de notre monde humain, L'orgue mélodieux emporta notre rêve Dans un pays riant et gai, sur une grève Où la passion règne à jamais dans le coeur, Où l'amour éternel du temps est le vainqueur, Où le soleil joyeux glisse parmi les branches, Où les êtres sont bons, où les âmes sont blanches.
Et, depuis ce temps-là, lorsque le ciel est lourd, J'évoque les échos des orgues de Fribourg ; Et leurs sons trop lointains qui calment la souffrance Font revivre en mon sein des lueurs d'espérance !
”
Source : Gallica

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