Résumé

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Oeuvres d'Hégésippe Moreau, nouvelle édition précédée d'une notice littéraire par M. Sainte-Beuve… (1888)

Mais quand l'amour me caressait alors, S'il étreignait une bourse légère, Il sentait battre un coeur plein de trésors.
Trésors perdus ! la semence divine Que j'étalais, vaniteux possesseur, S'est envolée, et rien n'a pris racine, Et cependant je lui disais : Ma soeur,
Un beau laurier sur votre front d'ivoire Remplacera la rose du buisson. Je le disais et mon rêve de gloire A, comme tout, fini par des chansons.
Au Val-Bénit partez, fils de ma muse ! A peine éclos, c'est là qu'il faut aller; Partez sans moi, vous direz pour excuse : « Il n'a pas, lui, d'ailes pour s'envoler, »
Source : Gallica

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Oeuvres d'Hégésippe Moreau, nouvelle édition précédée d'une notice littéraire par M. Sainte-Beuve… (1888)

CHANSON D'IXUS I
Ouvrez ! je suis Ixus, le pauvre gui de chêne qu'un coup de vent ferait mourir.
Un jour, il y a douze ans, un pygmée tomba de la peau delion d'Hercule : ce pygmée, c'était moi. Mon père ne m'aimait pas, parce que j'étais faible et petit; et lorsque, enfant, je me heurtais à ses genoux, j'entendais sur ma tête une voix gronder comme l'orage. Mes frères me battent quand je les appelle tout haut mes frères, et pourtant je veux vivre, car j'ai une soeur, une soeur qui m'aime... Elle est si bonne, Macaria !
Source : Gallica

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Oeuvres d'Hégésippe Moreau, nouvelle édition précédée d'une notice littéraire par M. Sainte-Beuve… (1888)

Vive le roi!... Comme les faux prophètes L'ont enivré de ce souhait trompeur! Comme on a vu grimacer à ses fêtes La Vanité, l'Intérêt et la Peur! Au bruit de l'or et des croix qu'on ramasse, Devant le char tout s'est précipité; Et seul, debout, je murmure à voix basse : Vive la liberté !
Vive le roi ! Quand des mages servîtes D'un Dieu mortel flattaient ainsi l'orgueil, Un autre cri, tombant des Thermopyles, Vint tout à coup changer leur fête en deuil. De l'Archipel aux rives du Bosphore, Après mille ans, l'écho l'a répété, Et la victoire a pour devise encore : Vive la liberté !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature