Résumé

Serment à la constitution civile du clergé… (1917)

L'Assemblée, dans sa folie de réforme religieuse, malgré les protestations des ecclésiastiques députés, met de côté le pape, rejette la proposition d'un concile national, chasse évêques et curés de leurs diocèses et de leurs paroisses, bouleverse de fond en comble l'Eglise de France, sans que ni celle-ci, ni le pape aient le droit de dire un mot, et elle a l'audace d'affirmer qu'elle n'empiète pas sur le pouvoir spirituel et que, si d'ailleurs les évêques doivent vraiment contribuer à la réforme religieuse, ils n'ont qu'à abandonner leurs droits et à se retirer au plus tôt de bonne grâce.
Source : Gallica

Serment à la constitution civile du clergé… (1917)

Il est vrai que les révolutions ne sont faites ni de logique, ni de légalité. L'Assemblée devait retenir, pour un temps, une partie de la Constitution de 1791, en particulier ce qui regardait le nouveau clergé, et laisser l'autre partie tomber d'ellemême. En attendant que la pensée du Législateur fût connue, le pape insinua que, dans le doute, il ne fallait pas jurer. C'est que d'après les règles du droit, une formule de serment doit être interprétée, et son véritable sens fixé, non par celui qui le prête, mais par celui qui l'impose, surtout quand il s'agit des pouvoirs publics1.
Source : Gallica

Serment à la constitution civile du clergé… (1917)

Ces détracteurs téméraires, beaucoup moins amis de la Religion qu'intéressés à perpétuer les troubles, prétendent que l'Assemblée nationale, confondant tous pouvoirs, les droits du sacerdoce et ceux de l'empire, veut établir sur des bases jadis inconnues une religion nouvelle; et que, tyrannisant les consciences, elle veut obliger des hommes paisibles à renoncer par un serment criminel à des vérités antiques qu'ils révéraient, pour embrasser des nouveautés qu'ils ont en horreur.
Source : Gallica

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