Résumé

Armand Hayem Quelques conséquences du principe des nationalités… (1868)

En tous lieux et en tous temps, partout et toujours, c'est le droit de la force qui triomphe : dans la science, dans l'art, dans la politique.
En Crimée, la France l'emporte : triomphe du droit de la force...
En Pologne, la Russie opprime le pays, tue et massacre, détruit la langue et se livre aux plus déplorables excès : triomphe du droit de la force...
En Italie, les nationalités ou les états sont mêlés, les trônes emportés, l'Autriche vaincue : triomphe du droit de la force.
En Allemagne, mêmes violations de la justice : même triomphe aussi.
Source : Gallica

Armand Hayem Quelques conséquences du principe des nationalités… (1868)

Il n'a pas pu oublier que si la guerre est injuste en soi, il est des cas où elle devient sainte et sacrée, où même elle s'élève tellement au dessus de nos plus hautes visées, que de la distance d'où nous jugeons, il ne nous reste qu'à en admirer les causes et à en bénir les résultats ; que la guerre est la forme primitive, naïve, si j'ose dire, unique et inaltérable de la justice, qu'elle est le premier mode de jugement invoqué par les hommes, qu'elle est la raison dernière du droit des peuples, qu'en assurant le triomphe de la force, elle assure finalement le triomphe de la justice
Source : Gallica

Armand Hayem Quelques conséquences du principe des nationalités… (1868)

Les forteresses seraient rasées, les frontières seraient libres et toujours ouvertes, les armées seraient supprimées et les champs s'enrichiraient de leurs forces dispersées ; tous les ouvrages militaires et guerriers qui sont la menace constante qu'un peuple adresse à un peuple voisin et qui s'opposent à leur franche amitié, à la liberté de l'un et de l'autre, à l'étendue de rapports que la communauté de leur race et de leur religion, de leurs moeurs et de leurs idées, la nature de leur commerce voudraient plus intimes, disparaîtraient devant la splendeur de la paix.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature