Charles Maurras,
Les lumières de la patrie
(1931)
“ La coquille rend à l'animal le service matériel de l'abriter et de le préserver : la patrie rend de bien autres services à l'homme ! Quand elle s'appelle la France, quand elle se confond avec la tradition civilisée et l'esprit civilisateur du pays français, la nationalité se trouve amalgamée aux plus secrètes fibres de l'être et de la pensée, et la moindre épreuve démontre vite qu'elle tient à la vie, à l'âme, aux substances mères et nourrices de la personnalité la plus fièrement solitaire. La patrie impose quelque chose de vénérable qui fait taire les dissensions et commande les sacrifices. ”
