Résumé

N. Cavel Dialogue entre l'Empereur et le maréchal Soult… (1840)

De longues années peut-être seront nécessaires pour faire comprendre au peuple qu'il n'a rien à redouter, et qu'il a tout à attendre d'une forte monarchie, et que ses rivaux et ses maîtres sont dans la classe moyenne.
— C'est par là qu'est critique la position des vrais amis du trône et de la nation. Pour combattre la bourgeoisie et l'omnipotence parlementaire, ils avaient besoin d'un point d'appui qu'ils ont perdu. — Le peuple est mobile dans ses passions et facile à revenir : c'est par le coeur et par là gloire qu'on le gagne.
Source : Gallica

N. Cavel Dialogue entre l'Empereur et le maréchal Soult… (1840)

Déjà plus d'une fois la bourgeoisie lui a fait durement sentir la dépendance dans laquelle elle a eu le malheur de se placer. Mais, la royauté fût-elle, comme je le suis, convaincue que son devoir et sa grandeur la portent à une alliance avec le peuple dont la docilité ferait contraste avec la morgue de la chambre des représentans, sachez, Sire, que cette royauté s'est compromise vis-à-vis du peuple, ou du moins de la partie de ce peuple que j'appellerai démocratie, pour cette bourgeoisie capricieuse et ingrate. La royauté a tiré l'épée contre les démocrates
Source : Gallica

N. Cavel Dialogue entre l'Empereur et le maréchal Soult… (1840)

Mais quand j'ai demandé à Montesquieu un remède contre le déclin de notre patrie, il m'a répondu par cette phrase : " Ce qui fait que les états libres durent moins que les autres, c'est que les malheurs et les succès qui leur arrivent leur font presque toujours perdre la liberté ; au lieu que les succès et les malheurs d'un état où le peuple est soumis confirment également sa servitude. Une république sage ne doit rien hasarder qui l'expose à la bonne ou à la mauvaise fortune. Le seul bien auquel elle doit aspirer, c'est à la perpétuité de son état.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature