Emmanuel d' Harcourt

Résumé

Emmanuel d' Harcourt Défense de la nation française… (1815)

Je m'en rapporte au témoignage des envoyés des différentes cours de l'Europe ; ils ont pu juger de l'esprit de la partie saine de la nation; ils ont pu voir que, malgré son attachement à la patrie, elle ne s'est jamais aveuglée sur la prétendue gloire que la France retiroit de ses triomphes sanguinaires; et qu'au contraire elle les a constamment détestés, parce qu'ils ne faisoient que consolider la tyrannie et l'illégitimité, et par conséquent, le malheur du genre humain.
Peut-on raisonnablement dire que la France est la seule cause du malheur de l'Europe ?
Source : Gallica

Emmanuel d' Harcourt Défense de la nation française… (1815)

L'Europe a-t-elle pu exiger de la France une émancipation plus prompte que celle des peuples du Nord, qui ne renaissoient à la liberté qu'à chaque marche des armées libératrices ? — Qu'est-ce qui pouvoit faire le manque de force de tant de peuples belliqueux? Leur désunion, qui les livroit sans force à l'asservissement le moins supportable. Qu'est-ce qui comprimoit encore en France le désespoir des Français? Rien autre chose que leur désunion.
Il ne faut point considérer l'énergie des peuples selon leur puissance ou leur population relative, mais selon leur unité.
Source : Gallica

Emmanuel d' Harcourt Défense de la nation française… (1815)

On sait l'empire qu'un chef a sur des troupes qu'il a long-temps commandées, et l'on sait qu'un soldat calcule plus sur les choses extraordinaires qu'il a faites avec lui, qu'il ne lui sait gré du repos paisible dont il l'auroit fait jouir. — Ainsi, les victoires de Buonaparte remplissoient plus le souvenir de l'armée française, malgré ses cruautés envers elle et malgré ses derniers désastres, que l'auroit pu faire la tranquille félicité qu'il aurait procurée à la France.
Source : Gallica

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