Emmanuel d' Harcourt,  Défense de la nation française… (1815)

“ Je m'en rapporte au témoignage des envoyés des différentes cours de l'Europe ; ils ont pu juger de l'esprit de la partie saine de la nation; ils ont pu voir que, malgré son attachement à la patrie, elle ne s'est jamais aveuglée sur la prétendue gloire que la France retiroit de ses triomphes sanguinaires; et qu'au contraire elle les a constamment détestés, parce qu'ils ne faisoient que consolider la tyrannie et l'illégitimité, et par conséquent, le malheur du genre humain.
Peut-on raisonnablement dire que la France est la seule cause du malheur de l'Europe ?
”
Source : Gallica

Emmanuel d' Harcourt,  Aperçu de la situation de la France à la fin de la session des Chambres au mois de mai 1816… (1816)

“ Le commerce sans doute ne peut qu'accroître sa prépondérance, lorsqu'il prospère sous des noms connus et respectés. — Or il existe une noblesse dans le commerce comme il existe une noblesse dans les Etats de l'Europe. Tout est dans l'opinion , et un riche négociant, successeur de la fortune de ses pères, et de leur bonne réputation, est fier sans doute de l'extension de son commerce et de l'avantage de ses richesses, autant qu'un gentilhomme pauvre doit l'être du droit de porter une épée, qui souvent n'est qu'un fardeau pour sa famille. ”
Source : Gallica

Emmanuel d' Harcourt,  Défense de la nation française… (1815)

“ L'Europe a-t-elle pu exiger de la France une émancipation plus prompte que celle des peuples du Nord, qui ne renaissoient à la liberté qu'à chaque marche des armées libératrices ? — Qu'est-ce qui pouvoit faire le manque de force de tant de peuples belliqueux? Leur désunion, qui les livroit sans force à l'asservissement le moins supportable. Qu'est-ce qui comprimoit encore en France le désespoir des Français? Rien autre chose que leur désunion.
Il ne faut point considérer l'énergie des peuples selon leur puissance ou leur population relative, mais selon leur unité.
”
Source : Gallica

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