Édouard Pinkcombe

Résumé

Édouard Pinkcombe L'article 7 : Lettre à D. Delorme (1874)

Si nous n'avons pas marché avec la civilisation, si ce que nos pères nous ont laissé est de nos jours démodé, c'est à dire ne s'est pas modifié à notre avantage, à qui la faute? Si de décadence en décadence, nous ne pouvons rien chez nous, pas même nous chausser sans le secours de l'étranger , à qui la faute? Si, pour nous sauver, dit-on, nous sommes réduits à demander, nous, fils des héros de l'indépendance, que ceux qui ont été chassés par nos pères, viennent dominer en Haïti par la force de leurs capitaux, à qui la faute?
Source : Gallica

Édouard Pinkcombe L'article 7 : Lettre à D. Delorme (1874)

L'Angleterre, la France, le Danemark, en abolissant l'esclavage, ne le faisaient certes pas uniquement par sollicitude pour la race, comme le prétend notre ami Delva, mais aussi par la force des choses, l'esclavage devenant impossible.
Ne faisons pas les hommes meilleurs ni plus mauvais qu'ils ne sont, et c'est malheureusement là le
défaut de Delva.
Si je ne veux pas que nos pères aient eu l'idée de consigner une loi de haine dans notre constitution, je me gendarme contre cette sollicitude pour notre race, qu'il croit être Tunique mobile des nations qui ont donné la liberté aux noirs.
Source : Gallica

Édouard Pinkcombe L'article 7 : Lettre à D. Delorme (1874)

Si les hommes de métiers manquent, si la culture est abandonnée, si les bureaux et les administrations de l'Etat regorgent d'employés incapables, si tout le monde, du plus petit au plus grand, veut être aujourd'hui président de la République d'Haïti, à qui la faute? Et si les aigles de la liberté de Saint-Domingue n'ont produit que les Haïtiens de notre époque, pensez-vous, mon cher Delorme, que nous puissions facilement arriver à revendiquer nos droits si un jour ils nous sont contestés?
Source : Gallica

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