Frédéric Marcelin,
L'Haleine du centenaire
(1901)
“ Je veux croire que le tombeau de JeanJacques Dessalines, gardé désormais, grâce au général Hyppolite, par la piété filiale des Haïtiens, est bien entretenu... Mais les autres, dispersés, disséminés dans les cimetières des villes, des campagnes, ne mériteraient-ils pas, à l'occasion du centenaire, d'être réparés ou complètement réédifiés ? Le culte de ses morts historiques est, chez un peuple, une des formes de la croyance en sa propre vie. L'obole du pauvre, quand il s'agit de ce devoir, doit se mêler à la gourde du riche. ”
