Frédéric Marcelin

Frédéric Marcelin

Résumé

Portrait de Frédéric Marcelin Frédéric Marcelin L'Haleine du centenaire (1901)

Je veux croire que le tombeau de JeanJacques Dessalines, gardé désormais, grâce au général Hyppolite, par la piété filiale des Haïtiens, est bien entretenu... Mais les autres, dispersés, disséminés dans les cimetières des villes, des campagnes, ne mériteraient-ils pas, à l'occasion du centenaire, d'être réparés ou complètement réédifiés ?
Le culte de ses morts historiques est, chez un peuple, une des formes de la croyance en sa propre vie. L'obole du pauvre, quand il s'agit de ce devoir, doit se mêler à la gourde du riche.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Marcelin Frédéric Marcelin L'Haleine du centenaire (1901)

La stabilité ayant fait ses preuves, nous en userons largement pour mettre en oeuvre toutes les forces vives de notre pays : industrie, agriculture, commerce. Car, ne l'oublions pas, il y a deux sortes de paix : la vraie, celle qui, dans le travail, vivifie comme un réconfortant, comme un reconstituant ; la fausse, celle qui débilite et anémie dans l'oisiveté de toutes les énergies sans emploi. Il ne s'agit pas seulement de maintenir la paix, il faut la rendre féconde.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Marcelin Frédéric Marcelin L'Haleine du centenaire (1901)

Il faut, de toute nécessité, que notre idéal au nouveau centenaire ne soit plus la guerre civile. Nulle part elle n'a été pour un peuple un moyen de démontrer qu'il vit. Chez nous, elle n'a jamais été le plus saint des devoirs. Mais, à la veille du centenaire, elle serait la plus criminelle, la plus fratricide, la plus lâche des folies.
Source : Gallica

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