Résumé

Portrait de Frédéric Marcelin Frédéric Marcelin Choses haïtiennes : politique et littérature (1896)

Mais si ce sont là les bienfaits de la lecture en général, combien ces bienfaits seront plus grands lorsqu'il s'agit de mettre aux mains du peuple les livres religieux et au premier rang le livre des livres, celui qui célèbre les oeuvres et la puissance de Dieu, la bible! Aucun ouvrage, n'est-il pas vrai, n'est comparable à celui-ci ; rien n'est aussi éloquent, aussi humain, aussi réel que les Saintes Ecritures. Plus on les lit, plus on y découvre de beautés nouvelles et plus on y revient comme au véritable livre de la vie.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Marcelin Frédéric Marcelin Choses haïtiennes : politique et littérature (1896)

Tout d'abord réveiller, entretenir le mouvement, littéraire national, acclimater les controverses d'art dans un milieu qui ne connaît que les apartés de la politique. Le journal étant le plus souvent accaparé par les lâchetés, les bassesses de l'anonyme, par la guerre de personnalités stériles, il appartient à la conférence de réunir autour d'elle ceux qui ont d'autres goûts et d'autres tendances. Elle apprendra aux uns à entendre la vérité ; aux autres à la dire en face. Car je ne connais rien de plus vil que l'homme qui se cache pour exprimer une idée qu'il croit juste.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Marcelin Frédéric Marcelin Choses haïtiennes : politique et littérature (1896)

Faut-il continuer à nous haïr et, à nous déchirer, dût la patrie en mourir? Est—il doue impossible que gouvernants et gouvernés, abjurant, pour le salut commun, toutes rancunes, toutes rivalités, donnent enfin le spectacle d'une Haïti calme et sage, se développant pacifiquement sous l'égide de ses propres lois et faisant dériver vers le travail et l'industrie toute cette sève exubérante, tout ce courage gaspillés jusqu'ici dans les prises d'armes et les révolutions?
Source : Gallica

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