Laurent Achille d' Esmond, L'anonyme, ou Le monstre hybride (1845)
“ Le bras de fer du despotisme se garde bien de s'appesantir sur un peuple que la corruption n'a pas encore perverti. Tout-puissant par la conscience de sa dignité, il importe de réduire et la trempe du cœur, et les hardies, les généreuses inspirations de l'âme, en les livrant aux cauteleuses démonstrations de la cajolerie, aux simulacres d'une cordiale sympathie. Le peuple se câline sous la main qui le flatte, devient docile, se livre au joug qui le captive et finit par savourer tous les aliments de corruption que l'ambition hypocrite lui présente à pleines mains. ”
