Résumé

C. L. B. Revue des Deux Mondes

À la neutralité gardée jusqu’à ce jour entre les partis, je suis assurément bien loin de croire qu’on doive substituer l’intervention armée, ou le constant exercice d’un protectorat avoué en faveur de tel ou tel gouvernement ; mais, quand une révolution a porté au pouvoir un parti, ou un chef de parti plus éclairé, plus moral, plus capable de relever sa nation et de rétablir sa prospérité, serait-ce donc un grand crime que commettraient l’Angleterre ou la France, si elles lui prêtaient, sous quelque forme que ce soit, un appui sérieux et désintéressé ?
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C. L. B. Revue des Deux Mondes

Mais un jour viendra où ses vaisseaux et ses enfans reprendront le chemin de ces contrées où règne sa langue, et où sa domination laissera dans les mœurs des traces ineffaçables.
La France doit s’occuper d’autant plus des affaires de l’Amérique du sud, qu’une autre influence, une influence des plus actives, des plus ambitieuses, des plus exclusives, tend à s’y établir ; c’est l’influence des États-Unis.
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C. L. B. Revue des Deux Mondes

Après tout, le Havre et Bordeaux ne sont guère plus loin que New-Yorck de Caracas ou de Buenos-Ayres, et, par notre caractère, par notre langue, par l’identité de religion, nous avons bien plus de rapports sympathiques avec les Américains du sud, que les citoyens des États-Unis. Il n’y a pas de peuple au monde qui s’accommode plus facilement que le Français à des mœurs étrangères ; il n’y en a pas dont la haute sociabilité les pénètre et les attire à lui plus aisément.
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